Une empreinte agricole forte en
Eure-et-Loir
La
surface agricole utile couvre
452 300 hectares et
occupe 76% du territoire du département ; les terres destinées à la
production représentent 96% de cette surface agricole.
Le département compte 4 350 exploitations
dont 3 050 exploitations professionnelles qui valorisent 90% de la SAU. La
superficie moyenne des exploitations d'Eure-et-Loir est de 101 ha en moyenne
(130 ha si l'on ne considère que les exploitations agricoles
professionnelles).
7500
personnes (hors saisonniers) travaillent sur les exploitations agricoles dont
5050 exploitants agricoles. Cela représente l'équivalent de 5290 emplois
à temps plein
. Sans compter les emplois qui
découlent indirectement de l'agriculture : 1300 personnes sont employées
dans le secteur de l'agro-alimentaire et agro-industrie d'Eure-et-Loir.
Des productions végétales SCOP
prépondérantes
L'activité agricole est fortement spécialisée
dans les productions végétales et plus particulièrement dans les cultures de
céréales et d'oléo-protéagineux : 9 exploitations professionnelles sur 10
ont une orientation technico-économique en productions végétales.
La valeur de la production agricole marchande
(hors aides) a atteint en moyenne 574 millions d'euros au cours des 5 dernières
années (2003 à 2007).85% de cette production marchande reposent sur
les seules productions végétales et les grandes cultures " COP "
représentent à elles seules plus de 60% du chiffre d'affaire de l'agriculture du
département.

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Source : comptes de
l'agriculture |
Aujourd'hui, 42% de la SAU du département est
consacrée à la culture du blé tendre qui a renforcé sa place dans l'assolement
malgré un recul ces dernières années des céréales au profit du colza. Avec
28100 ha, les surfaces en blé dur ont
régressé et se situent bien en dessous des
50 000
ha cultivés avant la réforme
de la PAC en 1992. Le recul de longue date du maïs s'est accentué à partir de
1992 et ne couvre aujourd'hui que 24 340 ha, essentiellement dans les zones
irriguées. Les surfaces en colza ont, elles, fortement augmenté et couvrent 69
800 ha, alors qu'elles n'en couvraient que
20 000
ha en 1992. Les surfaces en pois protéagineux ont
quant à elles fortement diminué pour atteindre un niveau inférieur à celui de
1992. L'agriculture eurélienne a également su se diversifier en développant la
production de betteraves industrielles (5 570 ha), de pommes de terre (5 577 ha,
y compris les plants), ou encore de légumes frais (3 634 ha), de plantes
aromatiques-médicinales-à parfum (1232 ha), et de plantes à fibres (496
ha).
Des productions animales localisées surtout
dans le Perche
Si le
département est avant tout réputé pour sa production céréalière, il ne faut pas
pour autant occulter les productions animales essentiellement localisées dans le
Perche, région naturelle accidentée, localisée à l'Ouest du département.
Surfaces,
effectifs et productions 2007
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troupeau
bovin |
42450 têtes
|
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dont vaches
laitières |
7 824 têtes |
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dont vaches
allaitantes |
9 126 têtes |
| ovins |
14130 têtes
|
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porcins |
58630 têtes |
| livraison de lait 2006 |
492.670 hl
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Source : Chambre Agriculture
2008
Ce secteur reste dominé par la production bovine
qui compte un peu plus de 42 000 bêtes. Le cheptel allaitant reste plus
important (9100 animaux) que le cheptel laitier (7 800). La production bovine
recule régulièrement dans notre département (-23 % d'animaux entre 1988 et
2006), ceci étant dû notamment à l'arrêt de la production laitière. Le nombre de
vaches laitières a chuté de 35 % entre 1988 et 2006) au profit de la production
de viande bovine (+ 30% vaches allaitantes entre 1988 et 2001). Entre 1984, lors
de la mise en place des quotas laitiers en 2006, le nombre de vaches laitières a
diminué de 57 %.
La production ovine a connu une diminution de
ses effectifs de 50% entre 1988 et 2002. Depuis 2003, l'effectif de brebis se
stabilise autour de 11 000 brebis.
Les productions animales ont su, elles aussi, se
diversifier notamment avec les productions porcines et avicoles. La production
de viande de volaille a triplé en 10 ans. La production porcine a connu un fort
développement depuis 1990 et a doublé ses effectifs. Aujourd'hui, ce sont 58 630
porcins qui sont élevés en Eure-et-Loir, soit deux fois plus qu'en 1988.